[INITIATION] CONSEILS DU MAITRE KOOT-HOOMI AUX DISCIPLES ENTRANT EN PROBATION

Extraits du Chapitre 4 du Livre intitulé Les Maitres et Le Sentier de l’Auteur Britannique Charles Webster LEADBEATER (1854-1934). Tout d’abord Prêtre Anglican, il devient membre de la Société Théosophique. Il a coprésidé cette Société avec Le Dr Annie BESANT, la remplaçante de Helena Petrovna Blavatsky (HPB). Grand Clairvoyant et conférencier remarquable, il a vécu aux Indes, dans les Himalayas, auprès des Maîtres de Sagesse, durant de nombreuses années.

Charles Webster LEADBEATER (1854-1934)


C’est dans les rangs des étudiants ardents et travailleurs, de la catégorie dont nous venons de parler, qu’en bien des occasions Le Maitre (*Koot-Hoomi) a choisi ses élèves. Mais avant de les accepter définitivement, il prend des précautions particulières pour s’assurer qu’ils sont réellement de ceux avec qui il peut entrer en contact intime ; et c’est là le but du stage appelé probation. Quand le Maitre juge un homme comme élève possible, il demande habituellement à quelqu’un avec qui il est déjà étroitement lié, de lui amener astralement pour ce premier pas ; le Maitre donne quelque avis, dit au nouvel élève ce qu’on attendra de lui et souvent son amabilité trouve quelques raisons de le féliciter du travail qu’il a déjà accompli.

Le Sentier de Probation est, par conséquent, une étape qui conduit au Sentier proprement dit, lequel commence à la Première Initiation.

ENTRÉE EN PROBATION : CONSEILS DU MAITRE KOOT-HOOMI

<< Je sais que votre unique but dans la vie est de servir la Fraternité ; cependant, n’oubliez pas qu’il y a devant vous de plus hauts degrés à gravir, et que le progrès sur le Sentier exige une vigilance toujours en éveil. Non seulement vous devez être toujours prêts à servir, mais vous devez guetter constamment les occasions – que dis-je, créer des occasions – de vous rendre utiles dans les petites choses, afin que vous ne manquiez pas de voir le plus grand travail lorsqu’il se présentera.

N’oubliez jamais un instant votre alliance occulte ; elle doit être pour vous une inspiration toujours présente, non seulement un bouclier contre les pensées vaines qui flottent autour de nous, mais encore un stimulant pour l’activité spirituelle. La vanité et la mesquinerie de la vie ordinaire vous deviendront alors impossibles, bien que ne dépassent pas notre compréhension et notre compassion.

L’ineffable félicité de l’Adeptat n’est pas encore vôtre, mais souvenez-vous que vous ne faites qu’un avec Ceux qui vivent de cette vie supérieure ; vous êtes les dispensateurs de leur lumière dans ce monde inférieur, de sorte que vous aussi, sur votre plan, devez être de radieux soleils d’amour et de joie. Le monde peut ne pas comprendre, ne pas apprécier : votre devoir est de briller.

Ne vous reposez pas sur vos lauriers ; il y a des sommets encore plus élevés à atteindre. Le besoin de développement intellectuel ne doit pas être perdu de vue ; d’autre part, il faut augmenter en nous la sympathie, l’affection, la tolérance. Chacun doit se rendre compte qu’il existe des points de vue différents des siens et tout aussi digne d’attention. Toute rudesse ou vulgarité de langage, toute tendance à discuter, doivent absolument disparaitre ; celui qui s’y voit enclin, doit en réprimer l’impulsion dès qu’elle s’élève en lui ; il devra parler peu et toujours avec délicatesse et courtoisie. Ne parlez jamais sans vous demander si ce que vous allez dire est à la fois bienveillant et sensé. Celui qui s’efforce de créer en soi l’amour, est à l’abri de beaucoup d’erreurs. L’amour est la vertu suprême, sans laquelle les autres qualités “n’arrosent que du sable”.

Les pensées et les sentiments indésirables doivent être rigoureusement proscrits ; il faut les combattre jusqu’à ce que leur retour ne soit plus possible. Les mouvements d’irritabilité troublent la mer calme de la conscience de la Fraternité. L’arrogance doit être exclue, car elle est un sérieux obstacle au progrès. La parfaite délicatesse de pensée et de langage est nécessaire ; c’est l’arôme du tact parfait qui jamais ne peut choquer ni offenser. Tout cela est difficile à acquérir ; toutefois, si vous le voulez, vous y parviendrez.

Le service défini, et non pas le bon plaisir, devrait être votre objectif ; songez, non pas à ce que vous désirez faire, mais bien à ce que vous pourriez faire pour aider quelqu’un d’autre ; oubliez-vous et portez votre attention sur les autres. En conséquence, il faut qu’un élève soit bon, obligeant, secourable, non pas de temps à autre, mais tout le temps. Rappelez-vous que chaque moment qui n’est pas consacré au service, ou à vous adapter au service, est pour nous du temps perdu.

Quand vous constatez en vous-même des défauts avérés, il faut les prendre en mains avec courage et résolution ; en persévérant, vous réussirez ; c’est une question de volonté. Guettez occasions et suggestions : soyez une valeur productrice. Je suis toujours prêt à vous assister ; mais je ne peux pas faire la besogne pour vous ; c’est de vous que l’effort doit venir. Essayez d’approfondir toutes les occupations journalières et de mener une vie de dévouement le plus complet au service.

Jusqu’à présent vous avez bien fait, mais je désire que vous fassiez mieux encore. Je vous ai mis à l’épreuve en vous offrant des occasions d’aider, et jusqu’ici vous les avez saisies noblement ; en retour, je vous en accorderai de plus nombreuses et de plus importantes, et votre progrès dépendra de la façon dont vous les reconnaitrez et les mettrez à profit. Souvenez-vous que la récompense d’un travail réussi est dans la chance qui s’offrira pour vous de faire plus de travail, et que la fidélité dans ce qui semble être de petites choses, entraine vers l’emploi dans les affaires de plus grande importance. J’espère pouvoir bientôt vous attirer plus près de moi, ce qui vous permettra d’aider vos frères le long du Sentier qui mène aux pieds du Roi. Soyez reconnaissants d’avoir une grande puissance d’aimer, de savoir inonder votre monde de lumière, de vous répandre au dehors avec une royale prodigalité et de semer le bienfait comme un roi ; cela, en vérité, est bien, mais prenez garde, de peur qu’au cœur de cette grande fleur d’amour ne se glisse un tout petit mobile d’orgueil, lequel pourrait s’étendre comme le fait la tache de corruption presque invisible qui s’accroit jusqu’à ce qu’elle ait empoisonné et corrompu toute la fleur.Rappelez-vous ce qu’a écrit notre grand Frère : “Sois humble lors même que tu atteindras la sagesse ; sois plus humble encore lorsque tu seras devenu Maitre.” Cultivez donc cette modeste plante embaumée qu’est l’humilité, jusqu’à ce que son doux arôme pénètre chaque fibre de votre être.

Quand vous tâchez d’atteindre l’unité, ce n’est pas suffisant d’attirer les autres, de les envelopper de votre aura pour établir l’union avec vous ; le faire est déjà beaucoup assurément, néanmoins il vous faut aller encore plus en avant ; être vous-même en chacun d’eux ; pénétrer dans les cœurs mêmes de vos frères et les comprendre. Que ce ne soit jamais par curiosité : le cœur d’un frère étant à la fois un lieu secret et sacré, on doit chercher ni à le fouiller ni à l’agiter ; s’efforcer, au contraire, et sans intrusion, de comprendre, de compatir, de secourir. Il est facile de critiquer autrui de son propre point de vue ; plus difficile d’arriver à le connaitre et à l’aimer, ce qui est pourtant l’unique moyen de l’amener à soi.

Je veux que vous croissiez rapidement afin que je puisse me servir de vous dans le grand travail, et, pour vous aider à avancer cette possibilité, je vous donne ma bénédiction.

Sois aussi la bienvenue, toi la plus récente recrue de notre excellente troupe. Il ne t’est pas facile de t’oublier entièrement, de te plier sans réserve au service du monde, et cependant ce qui nous est demandé est de vivre afin d’être une bénédiction pour les autres, et faire le travail qui nous est indiqué. Avoir fait un bon commencement au cours de ton développement personnel, c’est bien ; mais beaucoup reste encore à faire. Réprime même les plus légères ombres d’irritabilité et sois toujours prête à recevoir conseils et leçons : cultive l’humilité et le sacrifice de soi-même et sois remplie d’un ardent enthousiasme pour le service. De cette façon tu deviendras un instrument convenable dans la main du grand Maitre, un soldat dans l’armée de Ceux qui sauvent le monde. Pour t’y aider, je te prends maintenant comme élève en probation.>>


LE MAîTRE KOOT HOUMI LAL SINGH
Peinture de Hermann Schmiechen (1855–1925)

LE MAîTRE KOOT HOUMI LAL SINGH est originaire du Cachemire, il a étudié à OXFORD en 1850. Il fut Pythagore dans une de ses incarnations précédentes et réside à Shigatsé.

LE MAîTRE KOOT HOUMI LAL SINGH
Esquisse de David Anrias dans le Livre Par le Regard Des Maîtres

Suggestions de lecture :

==> Présentation du Maître Koot-Hoomi : Sa maison, Sa vie au quotidien à SHIGATSE, village situé au Tibet dans les Himalayas.

==> Compte rendu d’une Cérémonie de Première Initiation dans les Himalayas

==> Compte rendu d’une Cérémonie de Deuxième Initiation ou Initiation du Sakridagamin, dans les Himalayas.


Références :

Les Maîtres et le Sentier, Charles Webster Leadbeater, Éditions Adyar, Paris.

Par le Regard des Maîtres, David Anrias, Éditions Moryason, Courbevoie, France.

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