Compte rendu d’une Cérémonie de Deuxième Initiation ou Initiation du Sakridagamin, dans les Himalayas.

Prérequis : Lire le petit rappel sur la notion d’Initiation et Le Compte rendu d’une Cérémonie de Première Initiation dans les Himalayas.

Extraits du Chapitre 8 du Livre intitulé Les Maitres et Le Sentier de l’Auteur Britannique Charles Webster LEADBEATER (1854-1934). Tout d’abord Prêtre Anglican, il devient membre de la Société Théosophique. Il a coprésidé cette Société avec Le Dr Annie BESANT, la remplaçante de Helena Petrovna Blavatsky (HPB). Grand Clairvoyant et conférencier remarquable, il a vécu aux Indes, dans les Himalayas, auprès des Maîtres de Sagesse, durant de nombreuses années.

Charles Webster LEADBEATER (1854-1934)

COMPTE RENDU D’UNE SECONDE INITIATION

<< Avis a été reçu qu’une grande réunion d’Adeptes doit avoir lieu chez Le Seigneur Maitreya (*Le Christ), dans la nuit de la pleine lune du mois de Chaitra (*mois du calendrier Hindou correspondant aux mois de Mars-Avril du Calendrier Grégorien, le Printemps), et que cette occasion serait mise à profit pour l’admission de certains candidats à l’Initiation du Sakridagamin (*Deuxième Initiation), aussitôt que possible après la réunion. Le Maitre Morya nous invite, en tant que tuteurs, à nous présenter chez lui à 10 heures, au plus tard, la nuit de la pleine lune, avec le candidat dont nous avons la charge.

Dans cette soirée de la pleine lune beaucoup d’amis venus des Indes planent aux environs et, au moment où les candidats et leurs tuteurs se rendent à l’habitation du Maitre Kouthoumi (*ou Maître Koot Hoomi), ces amis les suivent discrètement et attendent respectueusement à quelque distance. Peu après leur arrivée le Maitre Morya pénètre dans la maison, puis les deux Maitres en ressortent presque immédiatement pour se rendre à l’habitation du Seigneur Maitreya, suivis des disciples, qui restent dans le jardin pendant que les Maitres entrent dans la maison.

Ce jardin est situé sur une pente méridionale des monts Himalaya, ayant vue sur une large étendue des plaines de l’Inde jusqu’à l’extrême horizon ; il est bien abrité dans un renfoncement et protégé à l’arrière par un bois de pin qui le contourne sur la droite. Au-delà de ce bois, et un peu vers l’est, se dresse la très antique maison de pierre, avec sa large véranda à colonnes, où habite le Manou de notre race, le Seigneur Vaïvasvata. Le jardin du Seigneur Maitreya est inondé par la lumière argentée de la pleine lune, qui tombe sur les grands massifs de rhododendrons ainsi que sur d’autres fleurs printanières dans tout leur éclat, et éclaire d’une manière éblouissante le siège de marbre blanc qui entoure l’arbre géant, lieu de repos favori du Seigneur Maitreya, sur lequel il vient précisément s’assoir, en sortant de la maison. Les Maitres se groupent en demi-cercle à sa droite et à sa gauche, sur la pelouse formant terrasse, juste au-dessous de son siège.

Une marche plus bas, sur cette terrasse, se tiennent les deux candidats, entre les deux Maitres qui les présentent : le Maitre Kuthumi et le Maitre Djwal-Koul (*Le Maître Tibétain ayant collaboré avec Alice BAILEY pour la rédaction de ses Livres). Derrière eux se tiennent les tuteurs du plus jeune des candidats, chargés de l’assister dans le monde inférieur. Le Manou est assis un peu en arrière, à la droite du Bodhisattva (*Le Christ ou Le Seigneur Maitreya), et, au-dessus d’eux, brille la forme glorieuse du Seigneur Gautama Bouddha, lequel a, dans sa dernière vie terrestre, accepté de ces deux candidats “le voeu que rien ne peut plus rompre” et qui, maintenant, leur donne sa toute-puissante bénédiction, à l’occasion du nouveau pas qu’ils sont sur le point de franchir. Près de lui est le Mahachohan, le Chef des cinq Rayons, et entre eux va surgir tout-à-l’heure, sur l’invocation solennelle du Bodhisattva, l’Étoile de Feu de l’Initiateur unique, le puissant Roi de la Hiérarchie Occulte, le Seigneur du monde. Telle est la scène exquise de la cérémonie de cette Initiation.


Le Maitre Kuthumi et Le Maitre Djwal Kul, conduisant les candidats, s’approchent d’un pas, et le Bodhisattva demande : “Qui sont ceux que vous amenez aujourd’hui devant moi ?”

-Le Maitre Kuthumi répond : “Ce sont deux Frères qui, ayant rejeté les entraves de la séparativité, du doute et de la superstition, ayant recueilli le fruit de leur labeur et prouvé son résultat, désirent maintenant entrer sur le Sentier du Sakridagamin. Je les présente comme Gotrabhous.” (**Le Gotrabhou aux Indes est l’homme prêt à recevoir l’une quelconque des Initiations, et qui, présentant toutes les qualités requises, n’attend que la permission de se présenter.)

-Le Seigneur Maitreya questionne : “Continuerez-vous à guider ces Frères le long du Sentier qu’ils veulent suivre ?”

-Le Maitre répond : “Je le ferai.”

-Et le Seigneur dit : “Notre règle exige que deux des Frères supérieurs se portent garants de tout candidat qui se présente pour le deuxième Sentier. Un autre de nos frères appuie-t-il leur requête ?”

-Le Maitre Djwal Kul déclare : “Je les recommande à mon tour.”

-Le Seigneur s’adresse alors aux tuteurs : “Vous avez, en votre qualité de Frères, vivant dans le monde extérieur, pris charge du plus jeune de ces candidats. Vous avez acquis de l’expérience dans vos devoirs de tutelle ; consentez-vous, son corps étant dans l’âge tendre, à persévérer dans votre charge et à aider votre pupille dans ses pas le long du second Sentier ?”

-“Nous y sommes tous disposés et le ferons avec joie”, répondent-ils.

-Le Seigneur insiste : “Votre affection pour lui est-elle assez puissante pour que la tâche vous soit agréable et facile ?”

-Et les tuteurs répondent : “Notre affection pour lui est encore plus profonde qu’au début de notre tâche ; il est facile à guider et très désireux d’apprendre.”

-Le Seigneur dit à l’un des candidats : “Et ton cœur, à toi, est-il également plein d’affection envers ces deux frères et seras-tu content de te soumettre à leur direction, sans permettre que rien ne vienne s’élever entre ton cœur et le leur ?”

-“Je serai heureux de m’y soumettre, répond le jeune homme, car je les aime tous deux tendrement et leur suis reconnaissant de leur sollicitude.”

-Le Seigneur dit à l’un des candidats : “Ainsi, vous désirez entrer dans le sentier du Sakridagamin ?”

-Et tous deux répondent : “C’est notre désir, si toutefois nous en sommes capables.”

-Le Bodhisattva poursuit : “Conformément à la coutume immémoriale de notre Fraternité, qui veut que des témoignages soient fournis, à chaque Initiation successive, sur la manière dont les candidats ont employé les pouvoirs qui leur ont été confiés, et considérant qu’un pouvoir n’est vraiment tel que lorsqu’il en est fait usage pour le secours d’autrui, je demande : “Qui peut témoigner des services rendus par ces candidats depuis qu’ils ont déjà comparu devant nous et ont été admis dans la Confrérie ? Quel travail défini ont-ils fait par l’enseignement ? Qui ont-ils aidé ?”

Ces mots solennels sont à peines prononcés, jetant dans le monde comme une sorte d’appel à comparaitre, qu’une multitude de témoins surgissent des quatre coins de l’horizon et viennent se placer en silence au-dessus de cette scène, jetant des regards de reconnaissance sur les candidats qui en forment le centre.

-Le Maitre Kuthumi parle à son tour : “Ces âmes accourues en foule, de bien des nations et de bien des pays, sont celles qui ont reçu de ces deux candidats, mes élèves, lumière, force et réconfort. Des lèvres de mon fils le plus âgé, mon message exprimé a touché des milliers d’hommes et femmes ; il a travaillé sans répit à porter la lumière à ceux qui sont dans la nuit, et ceux-ci sont venus en témoigner. Il a, d’autre part, écrit un livre et de nombreux articles qui témoignent de son affectueux labeur pour son prochain. Mon fils plus jeune, – ici le Maitre sourit tendrement – est encore bien jeune de corps pour le travail public, mais il a écrit un petit livre pour transmettre à d’autres l’enseignement que je lui ai donné et ces autres, par dizaines de mille, l’aiment comme le guide qui les amène à nous ; ceux-là aussi sont venus apporter leur témoignage.”

-Et d’innombrables voix s’écrient : “Nous en témoignons”, et l’air même semble n’être plus qu’une voix, si nombreux sont les témoignages. Et le sourire du Bodhisattva prend une indicible douceur, pendant qu’il écoute, lui, un Sauveur du monde, la réponse enthousiaste qu’il vient de provoquer.

-Le premier tuteur s’exprime alors : “Je puis témoigner que le plus âgé de ces candidats est resté pendant tout le cours d’une période d’amères luttes et d’incidents douloureux, parfaitement loyal envers mon Frère et moi-même, – en apparence opposés l’un à l’autre – demeurant fort et doux, serein et fidèle. Je témoigne également de son travail inlassable et désintéressé pour autrui, au service duquel il a mis toutes ses capacités. Quant à mon plus jeune et bien-aimé pupille, je témoigne qu’il s’efforce constamment d’aider ceux qu’il rencontre, faisant preuve, à cet effet, d’une rare habileté ; il répand autour de lui une affection et une pureté rayonnantes, qui font de sa seule présence une bénédiction. Tous connaissent la valeur inestimable de son petit livre.”

-Le second tuteur parle aussi en faveur des candidats comme suit : “J’ajoute mon témoignage à ce qui vient d’être dit sur le compte de ces deux candidats, qui me sont chers. Le plus âgé m’a apporté personnellement toute son aide affectueuse, loyale et entièrement dévouée ; beaucoup de personnes m’ont dit, d’autre part, quelle inspiration et quelle lumière il a introduites dans leur vie. Pour ce qui est du plus jeune candidat, j’ai pu, moi-même, me rendre compte de l’affection et de la dévotion extraordinaires qu’il a inspirées chez les membres de son Ordre, tant à Adyar qu’à Bénarès, et du changement qu’il a produit en eux. J’ai, en outre, reçu de nombreuses lettres à son sujet, ceux qui les ont écrites déclarant qu’ils doivent une nouvelle conception de la vie au petit livre dont il est l’auteur.”

Puis, le Maitre Kuthumi appelle parmi la multitude de gens venus pour porter témoignage, quelques-uns de ceux qui ont connu la vérité par l’un ou l’autre des deux candidats. Beaucoup s’avancent alors pour reconnaitre l’aide reçue, chacun disant la reconnaissance qu’il garde en son cœur, la plupart ajoutant que Aux Pieds du Maitre (*Livre de Krishnamurti) a donné une nouvelle direction à leur vie.

Certains, qui ont été beaucoup aidés, mais n’ont pu venir à cette cérémonie parce qu’ils sont à l’état de veille et vaquent à leurs occupations ordinaires, sont représentés par des images vivantes faites par le Maitre, et bien que ces images ne puissent rien dire ni faire, il est probable que quelque reflet de ces merveilleuses influences du moment s’en iront réagir sur leurs modèles. La foule des témoins se retire alors, pendant que la cérémonie se poursuit.


-Le Bodhisattva s’adresse ensuite aux candidats, approuvant le travail qu’ils ont accompli et exprimant l’espoir que les nouveaux pouvoirs qui vont leur être conférés seront employés aussi bien que l’ont été ceux qu’ils possèdent déjà. Il continue : “Vous avez rejeté pour toujours les trois entraves qui lient vos frères sur la terre et maintenant votre propre liberté doit être employée à alléger pour eux le poids de ces entraves. Vous avez appris, en toute certitude, que l’idée du soi séparé est une illusion ; il vous faut maintenant imprimer cette certitude à vos véhicules inférieurs, afin qu’il n’y ait plus jamais, de leur part, aucune action, aucune pensée pour le soi séparé, mais qu’au contraire tout soit accompli pour le Soi unique, opérant à travers tous. Voulez-vous vous efforcer d’agir ainsi sans interrompre vos efforts avant d’y être parvenu ?”

-Les candidats répondent : “Je le veux”.

-Le Seigneur Maitreya dit ensuite : “Vous avez rejeté l’entrave du doute ; vous savez que l’évolution est un fait et que le processus de cette évolution est une perpétuelle plongée dans la matière, sous l’action de la loi du réajustement. Vous devez employer les pouvoirs qui vont vous être donnés à faire cesser chez les autres le doute au sujet de ces faits vitaux, afin qu’ils puissent partager le bénéfice du savoir que vous avez acquis. Voulez-vous utiliser ces pouvoirs afin d’apporter la lumière à votre prochain ?”

-Les candidats répondent : “Je le veux”.

-Et le Seigneur Maitreya : “Vous avez abandonné toute superstition ; vous savez que l’homme peut trouver la lumière dans toute religion ; vous savez que les rites et les cérémonies n’ont pas de valeur intrinsèque et que tout ce qui est accompli par leur moyen peut l’être sans leur aide, par la connaissance et par la volonté. Par-dessus tout, vous êtes libérés de cette superstition qui croit à l’existence d’une puissance en courroux, derrière l’Évolution : vous savez que tout ce qui existe est compris dans l’universel Amour et que c’est l’évangile de l’Amour universel que vous avez à répandre parmi les hommes. Voulez-vous essayer de chasser l’obscurité en répandant cet évangile ?”

-Les candidats répondent : “Je le veux”.

-Le Seigneur Maitreya : “N’oubliez jamais que la seule obscurité qui existe résulte de l’ignorance et de l’illusion. C’est à juste titre qu’il a été dit : “Tout ce qui nous est donné de bon descend d’en haut et nous vient du Père de Lumière, en lequel il n’y a pas l’ombre d’un changement”. En lui n’existe nulle trace d’obscurité ; mais les hommes tournent le dos à Sa Lumière et cheminent dans leur propre ombre, se plaignant alors de l’obscurité.”

Les candidats subissent ensuite certaines épreuves au sujet du travail sur le plan mental. Le Seigneur leur fait examiner quelques habitants du Monde céleste, de la catégorie de ceux qui seraient dans l’avenir confiés à leurs soins, – et leur demande ce qu’ils feraient pour porter aide dans chaque cas particulier, en tenant compte des limites qu’ils auraient à subir dans ce travail. L’un de ces cas est celui d’un moine du Moyen Âge, rempli de dévotion, mais ayant des idées très bornées au sujet de Dieu, des Saints et de l’Église et le Seigneur demande aux candidats ce qu’ils feraient pour aider à son évolution.

Tout ce qui se passe durant la seconde Initiation a lieu sur le plan mental ; tout le monde opère, par conséquent, dans le corps mental et non plus dans le Mayaviroupa, utilisé sur le plan astral.

Une fois ces épreuves passées avec succès par les candidats, ceux-ci sont conduits au Seigneur Maitreya et s’agenouillent devant lui. Le Seigneur se lève alors et, se tournant du côté de Shamballa, il s’écrie à haute voix : “Fais-je ceci, ô Seigneur de Lumière, de Vie et de Gloire, en Ton Nom et pour Toi ?”

Aussitôt, apparait au-dessus de lui l’Étoile de Feu, apportant le consentement de l’Initiateur unique, et l’Auguste Figure du Seigneur Gautama Bouddha s’illumine d’un éclat aveuglant, tandis qu’il élève la main droite pour donner sa bénédiction. Le Mahachohan se lève également pour ajouter sa propre bénédiction, pendant que Le Bodhisattva impose ses mains sur chacune des deux têtes inclinées, et tous se prosternent en un révèrent hommage devant les Êtres puissants ; ensuite c’est le silence…

Au milieu de ce silence est transmise la Clé de la Connaissance, le Bodhisattva déversant, de ses propres corps mental et causal, des rayons de pouvoir qui, tombant sur les corps mental et causal du nouvel Initié, stimulent en une soudaine et splendide croissance les germes de pouvoir similaire qui s’y trouvaient en puissance latente. Comme un bouton de fleur qui, stimulé par les rayons du soleil, éclaterait soudain dans toute la gloire de la fleur épanouie, ainsi leurs corps mental et causal développent tout d’un coup les pouvoirs qui s’y trouvaient latents, et c’est un spectacle d’une radieuse beauté. À travers cette expansion des corps, peut maintenant se manifester librement l’intuition, ce grand pouvoir nouveau qui vient être libéré. Et le Seigneur Maitreya dit :

“Prenez ce nouveau pouvoir que je vous donne et confiez-vous à lui sans crainte. Amenez vos véhicules inférieurs à un état de réceptivité tel qu’à travers ces véhicules, ce pouvoir puisse librement parvenir jusqu’à votre cerveau physique et guider votre conduite sans possibilité d’erreur ; que ce pouvoir brille sans cesse sur le chemin qui s’ouvre devant vous et qu’il vous prépare à entrer dans le troisième Sentier.”

Le Seigneur Maitreya termine par la grande bénédiction ; puis l’Étoile et les augustes Figures s’évanouissent ; tous les assistants se prosternent de nouveau avec respect et la grande cérémonie prend fin. Les Maitres assemblés quittent alors leurs places ; chacun d’eux dit quelques mots affectueux aux deux nouveaux Initiés et les bénit. Le Maitre Kuthumi adresse également quelques paroles de sympathie à la foule, venue pour porter témoignage et qui s’était retirée à quelque distance, mais à laquelle on avait permis de s’approcher de nouveau pour saluer ses leaders ; ces derniers, grâce aux nouvelles connaissances qu’ils viennent d’acquérir, donnent quelque conseil à chacun de leurs fidèles, puis leur donnent congé en les bénissant. >>


Le Christ, Le Bodhisattva, Seigneur MAITREYA

Le Mahachohan ou Seigneur de la Civilisation

Maitre Koot-Hoomi (Réincarnation de Pythagore)
Peinture de Hermann Schmiechen (1855–1925)

Maitre Morya
Peinture de Hermann Schmiechen (1855–1925)


Références :

Les Maîtres et le Sentier, Charles Webster Leadbeater, Éditions Adyar, Paris.

Par le Regard des Maîtres, David Anrias, Éditions Moryason, Courbevoie, France.


Puisse ce compte rendu sur l’Initiation, stimuler notre persévérance et notre détermination à poursuivre notre Cheminement Spirituel.

Raphaël, avec le Cœur. Le Vendredi 14 Août 2020.

Translate »
%d blogueurs aiment cette page :