Compte rendu d’une Cérémonie de Première Initiation dans les Himalayas

Extraits du Chapitre 7 du Livre intitulé Les Maitres et Le Sentier de l’Auteur Britannique Charles Webster LEADBEATER (1854-1934). Tout d’abord Prêtre Anglican, il devient membre de la Société Théosophique. Il a coprésidé cette Société avec le Dr Annie BESANT, la remplaçante de Helena Petrovna Blavatsky (HPB). Grand Clairvoyant et conférencier remarquable, il a vécu aux Indes, dans les Himalayas, auprès des Maîtres de Sagesse, durant de nombreuses années.

Charles Webster LEADBEATER (1854-1934)

Avant d’aborder le compte rendu d’une première Initiation dans les Himalayas, un petit rappel sur la notion de l’Initiation s’impose.

Petit rappel sur la notion de l’Initiation

La progression spirituelle de l’être humain est marquée par certaines étapes ou points culminants qu’on appelle Initiation. Il y a en tout 5 Initiations, comme le montrent les différentes étapes de la Vie du Maître Jésus :

1. La Naissance de Jésus à Bethléem ou Première Initiation ou Srotapati chez les Bouddhistes Tibétain ou encore en terme technique << l’entrée dans le le courant >>. On parle de la Naissance du Christ dans le Cœur de l’être humain. Le Chakra du Cœur appelé aux Indes Anahata Chakra commence à tourner et rayonner.

2. Le Baptême de Jésus dans le Jourdain par Saint Jean Baptiste ou Deuxième Initiation ou Initiation du Sakridagamin chez les Bouddhistes Tibétain.

Les Cérémonies de ces 2 Premières Initiations dites mineures sont présidées par le Christ (en Occident) ou le Bodhisattva (en Orient), Le Grand Imam Mahdi (chez les Musulmans). Son nom est le Seigneur MAITREYA. IL est L’Instructeur du Monde, Chef de la Hiérarchie Spirituelle qui gouverne la planète. Cette Auguste Hiérarchie Spirituelle s’appelle La Grande Loge Blanche ou Fraternité de Lumière Transhimalayenne ou L’Ordre de Melchisédech ou La Communion des Saints chez les Chrétiens.

3. La Transfiguration de Jésus sur le Mont Thabor ou Troisième Initiation ou Initiation Anagamin chez les Bouddhistes Tibétain.

4. La Crucifixion de Jésus ou Quatrième Initiation ou La Grande Renonciation ou Initiation d’Arhat chez les Bouddhistes Tibétain.

5. La Résurrection de Jésus et son Ascension ou 5ème Initiation ou Asekha chez les Bouddhistes Tibétain.

Les cérémonies de ces 3 Dernières Initiations dites majeures sont présidées par Sanat Kumara ou Ancien des Jours. Dans la bible on l’appelle Melchisedek, le Grand Prêtre. C’est pour cela qu’il est dit dans la Bible que Jésus était Prêtre Selon L’Ordre du Roi Melchisedek.

Au terme de ces 5 Initiations, nécessitant plusieurs vies et réincarnations, l’être humain devient Parfait : un Adepte ou Maître de Sagesse et de Compassion ou Mahatma aux Indes. Il a terminé son évolution sur Terre et 7 Sentiers s’offrent à lui pour continuer son chemin :

–1. Le Sentier du Service Terrestre

–2. Le Sentier du Travail Magnétique

–3. Le Sentier de Préparation pour les Logoï Planétaires

–4. Le Sentier de Sirius : La majorité de l’humanité libérée prend cette voie qui offre de glorieuses perspectives.

–5. Le Sentier des Rayons

–6. Le Sentier sur lequel se trouve le Logos Lui-même

–7. Le Sentier de l’état filial absolu


Compte rendu d’une Cérémonie de Première Initiation

<< La fête de Wesak tombant cette année-là (1915) le 29 mai et devant avoir lieu dans la matinée, la nuit du 27 mai était choisie pour l’Initiation du candidat et nous étions tous invités à nous tenir prêts.

En cette occasion, Le Seigneur Maitreya (*Le Christ) devant être l’Initiateur, la cérémonie s’est déroulée dans son grand jardin. Quand le Maitre Morya ou le Maitre Kuthumi (*ou Maître Koot Hoomi) dirigent le rite, la chose se passe ordinairement dans l’ancien temple souterrain, dont l’entrée se trouve près du pont qui franchit la rivière séparant leurs deux maisons. Un grand nombre d’Adeptes se trouvent réunis et tous ceux dont les noms nous sont familiers sont présents. Le superbe jardin a son plus vif éclat : les massifs de rhododendrons ne sont qu’une gerbe éclatante de fleurs d’un vif cramoisi et l’air est embaumé du parfum des premières roses. Le Seigneur Maitreya préside, à sa place habituelle sur le siège de marbre qui fait le tour du grand arbre devant sa maison ; les Maitres se groupent en demi-cercle à sa droite et à sa gauche, sur des sièges placés à leur intention, sur la pelouse de la terrasse, d’où s’élève le siège circulaire du marbre, auquel on accède par une couple de marches. Le Seigneur Vaïvasvata Manou et Le Mahâchohan ont également pris place sur le siège de marbre, de chaque côté des bras du trône un peu plus élevé et sculpté qui fait exactement face au midi et qu’on appelle le trône de Dakshinamurti.

Le candidat, ainsi que les Maitres qui le présentent, se tiennent debout sur le terreplein immédiatement au-dessous, aux pieds du Seigneur ; par derrière et au-dessous d’eux se tiennent d’autres élèves, initiés et non-initiés, et quelques spectateurs privilégiés qui seront admis à voir une grande partie de la cérémonie, bien qu’à certains moments un voile de lumière dorée leur cache les mouvements des principaux personnages. Le candidat est, selon l’usage, vêtu d’une robe flottante de fine toile blanche, tandis que les Maitres sont, pour la plupart, habillés de soie blanche, bordée de larges et magnifiques broderies d’or. Une grande troupe d’anges flotte au-dessus du groupe, emplissant l’air d’un murmure mélodieux, qui, d’étrange et subtile manière, semble tirer du candidat, comme des cordes d’un luth, un mélange compliqué de sons, exprimant ses qualités et ses possibilités ; cette mélodie continuera pendant toute la cérémonie, accompagnant délicatement tous les mots prononcés, sans plus les interrompre que le doux gazouillis d’un ruisseau n’interrompt la vibrante musique des oiseaux, mais qui s’élèvera jusqu’à une triomphante plénitude, à certains points du rituel. La musique rendra l’air vocal, enrichissant sans le couvrir le ton des paroles prononcées. Dans chaque cas, cette musique est construite sur le ton spécial de chaque candidat, tissant autour de lui des variations et des fugues exprimant, d’une manière que nous ne pouvons comprendre ici-bas, tout ce qu’est et sera l’aspirant.


Au centre de la scène se tient le candidat, entre le Maitre qui le propose et celui qui le seconde ; c’est Le Maitre Kuthumi (ou Maître Koot Hoomi), son Instructeur, qui le conduit, et Le Maitre Jésus qui lui sert de second parrain.

Le Seigneur Maitreya (*Le Christ) sourit lorsqu’il pose la Question Initiale du Rituel : « Qui amenez-vous ainsi devant moi ? »

Notre Maitre (*Maitre Koot Hoomi) fait la réponse d’usage : « C’est un candidat qui sollicite son admission dans la Grande Fraternité. »

Puis vient la question suivante : « Répondez-vous de lui comme étant digne d’y être admis ? »

Et la réponse consacrée : « J’en réponds. »

Le Christ : « Voulez-vous vous charger de guider ses pas le long du Sentier dans lequel il désire s’engager ? »

Celui qui présente le candidat dit : « J’accepte de m’en charger. »

Le Christ : « Notre règle exige que deux des Membres hauts placés répondent de chaque candidat ; un autre Frère est-il disposé à appuyer cette demande ? »

Alors, pour la première fois, le second parrain (*Le Maitre Jésus) parle et dit : « Je suis prêt à le faire. »

L’initiateur demande encore : « Avez-vous des témoignages tendant à démontrer que si de nouveaux pouvoirs sont conférés au candidat il en fera usage dans l’intérêt du Grand Œuvre ? »

Et le Maitre Kuthumi (ou Maître Koot Hoomi) répond : « La vie présente de ce candidat est encore bien courte ; néanmoins, il a déjà mainte bonne action à son crédit et il commence à accomplir notre travail dans le monde. D’autre part, au cours de l’existence qu’il vécut en Grèce, il fit beaucoup pour répandre ma philosophie et pour améliorer le pays dans lequel il passa cette vie. » (**Le Maître Koot Hoomi parle de la Grèce parce qu’il est la Réincarnation du Grand Pythagore de Samos qui vécut autrefois en Grèce, ce pays où vécurent des Grands Initiés et Grands Penseurs qui ont contribués au Rayonnement de la Civilisation Occidentale.)

Et le Maitre Jésus ajoute : « Au cours de deux vies d’une vaste influence, il fit patiemment mon travail, combattant le mal et introduisant un noble idéal dans sa vie comme gouvernant ; puis répandant à l’étranger l’enseignement d’amour, de pureté et de détachement, dans son incarnation comme moine. Pour ces raisons, je me tiens aujourd’hui à son côté. »

Alors le Seigneur, souriant au jeune garçon, dit : « Le corps de ce candidat est le plus jeune qui nous ait jamais été présenté pour les honneurs de la réception dans la Fraternité ; y-a-t-il un de nos Membres continuant de vivre dans le monde extérieur, qui soit prêt à lui donner de notre part, l’aide et les conseils que la jeunesse de son corps physique peut rendre nécessaire ? »

Sirius, se détachant d’un groupe d’élèves qui se tenaient debout derrière cette scène, s’avança alors et dit : « Seigneur, dans toute la mesure où j’en suis capable et pendant que je serai à portée de son corps, je ferai pour lui, avec le plus grand plaisir, tout ce qui sera en mon pouvoir. »

Le Seigneur dit alors : « Votre cœur est-il plein d’une véritable affection fraternelle pour ce jeune candidat, afin que vous puissiez le guider comme il convient ? »

Et Sirius répond : « Il l’est. »

Puis, pour la première fois, le Seigneur s’adresse directement au candidat : « À votre tour, aimez-vous ce Frère au point de vous laisser bien volontiers guider par lui, quand il le jugera nécessaire ? »

-Et le jeune homme répond : « Très certainement et de tout mon cœur, car sans mon frère je ne serais pas ici aujourd’hui. »

-Le Seigneur incline gravement la tête en signe d’assentiment, puis les Maitres font avancer le candidat jusque devant l’Initiateur. Fixant les yeux sur l’aspirant, le Seigneur lui dit : « Désirez-vous faire partie de la Fraternité qui existe d’éternité en éternité ? »

-Le jeune homme répond : « Oui, Seigneur, si vous jugez que je suis digne d’y être admis, alors que mon corps est encore si jeune. »

-L’Initiateur demande : « Connaissez-vous le but de notre Fraternité ? »

Le candidat répond qu’elle a pour objet d’exécuter la volonté de Dieu en servant son plan, qui est l’Évolution.

-Le Seigneur poursuit : « Êtes-vous prêt à faire le serment de consacrer désormais toute votre vie et toutes vos forces à cette œuvre, vous oubliant vous-même entièrement pour le bien du monde, remplissant votre vie d’amour, de même que Lui est tout amour ? »

-Et il répond : « Je m’efforcerai de le faire, dans toute la mesure de mes moyens, avec l’aide de mon Maitre. »

-Le Christ : « Promettez-vous de tenir secret tout ce qu’il vous sera enjoint de tenir secret ? »

-Et il dit : « Je m’y engage. »

Les questions habituelles au sujet des connaissances et du travail astral sont alors posées au candidat. Nombre d’objets astrals lui sont montrés et il doit dire à l’Initiateur ce que sont ces objets. Il doit distinguer entre les corps astrals d’un homme vivant et d’un homme « mort », entre une personne réelle et la forme-pensée d’une personne, entre l’imitation d’un Maitre et le Maitre lui-même. Ensuite, l’Initiateur lui présente un certain nombre de cas et lui demande au sujet de chacun ce qu’il ferait pour porter aide, et le candidat répond de son mieux. Ayant terminé ses questions il sourit et déclare que les réponses ont été très satisfaisantes.

L’Initiateur prononce alors le Mandement, magnifique et solennelle allocution, dont une partie, ai-je dit, est toujours de même sens, tandis que l’autre, personnelle au candidat, y fait généralement suite. Ce Mandement explique le travail de la Fraternité et la responsabilité qui pèse sur chacun de ses membres, lesquels se partagent la lourde charge des peines de ce monde. Chacun d’eux doit toujours être prêt à aider, tant par le service que par le conseil, car c’est une Fraternité unique agissant sous une Loi et un chef. Chaque Frère a le privilège de placer toute connaissance ou faculté spéciale qu’il peut posséder à la disposition de la Fraternité, pour le bénéfice d’une partie quelconque de leur Grand Œuvre, qui consiste à aider le progrès de l’humanité. Bien que l’autorité du Roi soit absolue, aucune décision d’importance n’est prise sans le consentement, même du plus jeune membre de la Fraternité. Chacun d’eux est un représentant de cette dernière, en quelque partie du monde qu’il puisse être, et a fait le serment de se tenir à la disposition de la Fraternité pour se rendre partout où on l’envoie et pour travailler de quelque manière qu’on le lui demande. Alors que, naturellement les jeunes membres obéissent implicitement aux ainés, ils peuvent cependant apporter la contribution de leurs connaissances personnelles et constamment suggérer ce qui leur semble pouvoir être utilisé.

Tout Frère vivant parmi le monde, sait se rappeler qu’il est un centre par l’intermédiaire duquel la force du Roi peut être envoyée au secours de ceux qui en ont besoin, et que tout Frère plus ancien peut, à tout moment, se servir de lui comme d’un canal pour transmettre Sa bénédiction. Chaque jeune Frère doit donc toujours être prêt à être utilisé de cette manière, car il ne peut jamais savoir à quel moment ses services peuvent être nécessaires. La vie du Frère doit être une existence d’entière dévotion à autrui ; il doit guetter, ardemment et incessamment toute occasion de rendre service et faire en sorte qu’un tel service soit sa joie la plus vive. Il se rappellera que l’honneur de la Fraternité est entre ses mains et il veillera à ce qu’aucune de ses paroles ou de ses actions ne souille jamais cet honneur aux yeux des hommes ou ne soit cause que ces derniers en aient une moins haute opinion.

Il ne doit pas s’imaginer que, parce qu’il est « entré dans le courant » (**nom technique de la première Initiation, Srotapati en Orient), toute épreuve et toute lutte vont cesser pour lui ; au contraire, il devra faire de plus grands efforts, mais il possèdera une force plus grande pour y parvenir. Son pouvoir sera beaucoup plus grand qu’auparavant, mais aussi, et exactement dans la même proportion, sa responsabilité va s’accroitre. Il ne devra pas oublier que ce n’est pas lui, un Soi séparé, qui vient de franchir une étape qui l’a élevé au-dessus de ses compagnons, mais plutôt il se réjouira de ce que l’humanité, s’est, par son moyen, élevée un peu, s’est libérée, dans cette faible proportion de ses chaines. La bénédiction de la Fraternité est toujours avec lui, mais elle descendra sur lui précisément dans la mesure où il la transmettra à d’autres, car telle est la loi éternelle.

Ce qui précède est le résumé de la partie invariable de l’allocution. À titre de remarque personnelle au candidat dont il s’agit ici, l’Initiateur ajouta : « Votre corps est bien jeune pour porter une responsabilité aussi lourde que ce grand don de l’Initiation ; par contre, cette jeunesse même constitue pour vous une merveilleuse opportunité, telle que peu d’hommes en ont été gratifiés ; vous l’avez gagnée par le karma de vos précédentes vies de sacrifice ; veillez donc à vous en montrer digne dans votre corps actuel. Nous comptons savoir de vous la confirmation qu’en nous décidant à vous ouvrir si tôt les portes, nous avons sagement agi. Souvenez-vous toujours de l’unité absolue qui existe entre nous tous, membres de la Fraternité-Une, afin que sa dignité ne souffre jamais par votre fait. Commençant d’aussi bonne heure, vous pouvez aller très loin dans cette incarnation ; la montée sera rude, mais votre force et votre amour y suffiront. Cultivez vos véhicules ; et cultivez en vous la promptitude, la décision, l’habitude de voir les choses de loin ; n’oubliez pas que je vous demande d’être prêt à agir comme mon « homme de confiance » lorsque je viendrai porter mes Enseignements au monde. Vous avez, jusqu’à présent, vaincu par la richesse de votre amour ; que cet amour ne cesse de croitre en grandeur et en force et il vous portera jusqu’au bout. »


-Alors, le Seigneur se tourne vers les autres Maitres et dit : « Je trouve ce candidat satisfaisant ; tous les membres présents consentent-ils à l’admettre dans notre Compagnie ? »

-Et tous répondent : « Nous y consentons. »

-Alors l’Initiateur se lève et se tournant dans la direction de Shamballa, il s’écrie : « Est-ce que je fais ceci, ô Seigneur de Vie, de Lumière et de Gloire, en Ton Nom et pour Toi ? »

En réponse, au-dessus de sa tête, brille subitement l’étoile flamboyante, par laquelle le Roi (**Le Seigneur du Monde ou Sanat Kumara ou Melchisédek) donne son assentiment, et tous s’inclinent profondément devant elle, pendant que la musique des anges éclate, triomphante, en une grande marche royale. Et, à ces accents, le candidat s’avance, conduit par les deux Maitres, et s’agenouille devant celui qui représente l’Unique, qui, seul, peut accorder l’admission dans la Grande Fraternité. Une ligne de lumière, éblouissante comme un éclair qui serait immobile, s’étend de l’Étoile jusqu’au cœur de l’Initiateur et de lui au cœur du candidat. Sous l’influence de ce formidable magnétisme, la minuscule Étoile d’argent de la conscience qui représente la Monade chez le candidat, croît jusqu’à remplir de sa lumière son corps causal, et, pour un merveilleux instant, la Monade et l’égo ne font qu’un, comme elles le seront d’une manière permanente lorsque l’Adeptat sera atteint.

Le Seigneur impose ses mains sur la tête du candidat, et, l’appelant de son vrai nom, il lui dit : « Au nom de l’Unique Initiateur, dont l’Étoile brille au-dessus de nous, je te reçois dans la Fraternité de la Vie éternelle. Sois-en un membre utile et digne. Tu es maintenant en sureté pour toujours, tu es entré dans le courant ; puisses-tu bientôt atteindre l’autre rive ! »

La musique des anges résonne en un large océan de doux et joyeux accents et semble emplir l’air de force et de bonheur. L’Initiateur, et le candidat agenouillé, et ses parrains, sont presque voilés à la vue par les plus adorables couleurs, qui portent sur leurs vagues les bénédictions du Bodhisattva et du Mahachohan, tandis que l’exquise lumière de Gautama, le Seigneur Bouddha, flotte au-dessus d’eux, en signe de bénédiction, parce qu’un autre Fils de l’homme est entré dans le Sentier. L’Étoile d’argent semble, pour un instant, s’accroitre et envelopper l’Initiateur et le nouveau Frère de sa gloire éblouissante. Et quand le néophyte sort de cette gloire, ses vêtements ne sont plus de lin mais de soie blanche, comme ceux des autres Initiés.

La scène, au moment où l’Initiateur rend lumineux son corps causal et où celui du nouvel Initié s’illumine en réponse, est d’une captivante beauté. Au milieu d’une lumière verte et dorée, la Monade, qui apparait normalement comme un point lumineux dans l’atome permanent du corps causal, se met à resplendir de telle sorte que le noyau brillant augmente de volume jusqu’à occuper l’ovale entier. La Monade, en cette circonstance, s’identifie, pour un instant, avec cette fraction d’elle-même qui est l’égo et c’est elle qui prononce les vœux. L’effet sur le corps astral est également des plus intéressants : une grande pulsation rythmique lui est communiquée, sans troubler sa stabilité, de sorte qu’il peut désormais sentir avec une acuité beaucoup plus grande qu’auparavant, sans être ébranlé sur sa base ni échapper au contrôle de son propriétaire. L’Initiateur produit ces pulsations qui reproduisent sa propre vibration dans le corps astral du néophyte, tout en affermissant ce corps, de sorte qu’il n’en résulte aucun dommage mais seulement un immense accroissement de son pouvoir vibratoire.

Une fois tout ceci accompli, l’Initiateur donne la clef de la Connaissance au nouveau Frère, et lui apprend comment il peut, sans crainte de se tromper, reconnaitre astralement un membre quelconque de la Fraternité qu’il ne connait pas personnellement. Il charge ensuite quelques élèves plus anciens des Maitres de faire pratiquer au néophyte les exercices bouddhiques nécessaires, et la grande cérémonie se termine par la bénédiction du nouvel Initié par les Frères réunis. À son tour aussi, le nouveau Frère donne la bénédiction de la Fraternité au monde, maniant ainsi, pour la première fois, le nouveau et puissant pouvoir qui vient de lui être conféré. Alors que la bénédiction suit son chemin autour et à travers le monde, ajoutant une parcelle de vie nouvelle à toute chose, donnant à chacune un peu plus de force, un peu plus de beauté, une multiple rumeur emplit l’air comme une myriade de murmures, s’unissant en un champ de joie et de gratitude profonde. Une autre force pour le bien vient d’être rendue manifeste, et la Nature, qui travaille et gémit avec ses enfants, se réjouit quand l’un d’eux rejoint cette Fraternité, qui, à la fin, la délivrera de ses peines.

Car la vie du monde est Une et quand une des unités qui la composent accomplit un réel progrès, la Nature entière participe à ce gain… même cette partie d’elle que nous appelons, si faussement, inanimée.

Cette merveilleuse cérémonie terminée, les Maitres entourent le nouveau Frère et le félicitent cordialement, cependant que l’Étoile flamboyante disparait. >>

  • PS : * et ** indiquent les commentaires rajoutées par Raphaël.

Bonté, Justice, Amour, Sagesse et Vérité, marqués sur les 5 branches du Pentagramme (FBU)

Le Seigneur MAITREYA, Le CHRIST, Le Bodhisattva.

Maitre Koot-Hoomi (Réincarnation de Pythagore)
Peinture de Hermann Schmiechen (1855–1925)

Maitre Jésus


République Française : Buste de Marianne avec le Pentagramme ou étoile Flamboyant au dessus le tête, Symbole de l’Initié.

Références :

Les Maîtres et le Sentier, Charles Webster Leadbeater, Éditions Adyar, Paris.

Initiation Humaine et Solaire, Alice Bailey, Éditions Lucy Trust, Genève.

De Bethléem au Calvaire, Alice Bailey, Éditions Lucy Trust, Genève.

Par le Regard des Maîtres, David Anrias, Éditions Moryason, Courbevoie, France.


Puisse ce compte rendu sur l’Initiation, stimuler notre persévérance et notre détermination à poursuivre notre Cheminement Spirituel.

Raphaël, avec le Cœur. Le Jeudi 13 Août 2020.

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