ALICE BAILEY RACONTE SA PREMIÈRE RENCONTRE AVEC LE MAÎTRE KOOT-HOOMI

Alice Ann Bailey, née Alice LaTrobe Bateman (1880-1949), était une auteur occultiste  britannique, membre de la Société Théosophique. Elle a écrit une vingtaine de livres ésotériques en collaboration télépathique avec Le Maître Tibétain Djawal Khoul. Dans sa biographie, elle raconte sa première rencontre avec son Maître, le Maître Koot-Hoomi Lal Singh.

Le 30 juin 1895, j’eus une expérience qui fit date et que je n’oublierai jamais. J’avais été pendant des mois dans les affres des misères de l’adolescence. La vie ne valait pas la peine d’être vécue. Il n’y avait que tristesse et malheur de tous côtés. Je n’avais pas demandé à venir au monde, mais j’y étais. J’avais juste quinze ans… J’étais complètement dans le brouillard. Alors, au plus fort de mon malheur et au cœur même de mon dilemme, l’un des Maîtres de la Sagesse vint à moi.

Au moment de cet événement et pendant plusieurs années, je n’eus pas la moindre idée de qui Il était. En l’occurrence, je fus pétrifiée de terreur. J’étais jeune et assez intelligente pour être renseignée sur le mysticisme des adolescents et sur l’hystérie religieuse ; j’avais entendu des religieux en discuter. J’avais assisté à beaucoup de réunions pour la foi et j’avais vu des gens « perdre le contrôle » d’eux-mêmes, comme j’appelais cela. Donc, jamais je ne fis part de mon expérience à personne, de peur qu’on ne m’étiquette « cas mental », quelqu’un à surveiller soigneusement et à prendre en main. J’étais intensément vivante spirituellement et consciente de mes fautes à un degré anormal. A ce moment-là, j’étais en séjour chez ma tante Margaret à Castramont (*Royaume-Uni), dans le Kirkcudbrightshire, et l’atmosphère était très propice.

C’était un dimanche matin. Le dimanche précédent, j’avais entendu un sermon (*à l’église) qui avait suscité toute mon aspiration. Ce dimanche là, pour je ne sais quelle raison, je n’étais pas allée à l’église. Tout le monde était parti et il n’y avait personne d’autre que moi et les domestiques. J’étais assise à lire dans le salon. La porte s’ouvrit et entra un homme de grande taille, vêtu à l’européenne (vêtements très bien coupés, je m’en souviens), mais avec un turban sur la tête. Il s’avança et s’assit à mes côtés. J’étais si pétrifiée par la vue du turban que je ne pouvais sortir un son ni demander ce qu’il faisait là. Alors il commença à parler. Il me dit qu’il était prévu un travail que je pourrais faire dans le monde, mais que cela demanderait que je change considérablement mes dispositions ; je devais cesser d’être une petite fille aussi déplaisante et je devais essayer d’obtenir un certain degré de maîtrise de moi-même. Ma future utilité pour lui et pour le monde dépendait de ma capacité à me prendre en main et d’opérer un changement. Il me dit que si je pouvais obtenir une réelle maîtrise de moi-même, on pourrait me faire confiance et qu’alors je voyagerais par le monde entier et verrais beaucoup de pays, « accomplissant le travail de votre Maître tout le temps« . Ces mots ont résonné à mes oreilles sans cesse depuis lors. Il souligna que cela dépendait entièrement de moi et de ce que je pourrais et voudrais faire immédiatement. Il ajouta qu’Il prendrait contact avec moi à des intervalles de quelques années.

L’entretien fut très bref. Je ne dis rien, mais simplement j’écoutais tandis qu’Il parlait, très solennellement. Ayant dit ce qu’Il était venu dire, Il se leva et sortit, après s’être arrêté sur le seuil une minute pour me jeter un regard que, jusqu’à ce jour, je me rappelle très distinctement. Je ne savais que faire. Quand je me fus remise du choc, je fus d’abord effrayée et je pensais que j’étais en train de devenir folle ou que j’avais dormi et rêvé…

A mesure que les années s’écoulaient, je constatais que, à sept ans d’intervalle, (jusqu’à ce que j’eus trente cinq ans), je recevais des signes de la supervision et de l’intérêt de cette personne. C’est en 1915 que je découvris qui Il était et que d’autres gens le connaissaient. Depuis lors, la relation est devenue de plus en plus intime jusqu’à aujourd’hui où je peux Le contacter à volonté. Ce bon vouloir à se laisser contacter n’est possible, pour un Maître, que lorsque le disciple a aussi la volonté de ne jamais profiter de l’opportunité, sauf dans des moments de réelle émergence au service du monde.

Je découvris que ce visiteur était le Maître K.H., le Maître Koot Hoomi, Maître qui est très proche du Christ, qui est sur la ligne de l’enseignement et qui est un interprète de l’amour-sagesse dont le Christ est la pleine expression.


Source : Autobiographie Inachevée, Alice Ann Bailey


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