

Bruno naquit en Italie en 1548 et entra tôt dans l’Ordre de Saint Dominique. Instruit en Ésotérisme, il jeta vite son froc (*renoncer à son état de moine) en 1575 et parcourut l’Europe, allant jusqu’en Angleterre, en Allemagne, à Prague, visitant la France, et entra en contact avec les Roi Henri III puis Henri IV, ce dernier étant partie prenante au grand projet rosicrucien de libérer la quête de la Connaissance du joug de l’Église catholique et Romaine. À cet effet, il œuvra aussi dans la Société secrète vénitienne, la Voarchadumia.
Il se distingua, parmi tous ces chercheurs et Initiés de son époque, notamment par un retour intransigeant aux sources égyptiennes de la Tradition Primordiale, précisant ouvertement la racine de celle-ci : le Ciel étoilé. Dans son ouvrage « L’Infini, l’Univers et les Mondes », il laissa entendre que l’Univers était habité. De fait, son discours était étrange et, au regard de l’Église, il frisait l’apostasie; il laissait entendre d’une part que la réincarnation existe[1] et, d’autre part, que des êtres, des Âmes, plus évoluées, venaient en « mission » sur Terre pour contribuer au développement de l’humanité.

Il écrivit : « Je ne sais pas quand, mais je sais que beaucoup d’entre nous sont venus dans ce siècle pour développer les arts et les sciences, pour planter les graines de la nouvelle culture qui fleurira, de manière inattendue, soudaine, juste au moment où ceux qui sont au pouvoir se trompent en pensant qu’ils ont gagné. ».
Il cible, de plus, clairement aussi l’origine du « mal planétaire » : «Il viendra un jour où l’homme se réveillera de l’oubli et comprendra enfin qui il est vraiment et à qui il a donné les rênes de son existence, à un esprit défaillant, mentant, qui fait de lui et le garde esclave».
Il s’agit de l’arrivée sur Terre de ceux que la Gnose alexandrine appelle les Archontes (les dirigeants en grec) venus de l’espace (vers 370 000 ans avant Jésus-Christ). Les textes sumériens font état de cet évènement funeste. Les Bogomiles (X siècle), qui se révoltèrent contre l’Église de l’époque en Bulgarie, savaient cela ; les Cathares (XII et XIIIe siècles) de Provence, aussi. Dévoilant ainsi sa pensée, Bruno était très dangereux pour le Vatican qui connaissait et connaît les origines de ce mal planétaire.


Il affirmait, enfin, que les fondements du Christianisme se trouvaient au bord du Nil. Ô hérésie !… Dans son procès, il répondit à ses juges que le Christ était « un Égyptien » dans le sens noble de ce terme : un être à la conscience divine, qui connaissait et appliquait les Lois Universelles pour opérer ce que l’on nomme « les miracles ». C’en était de trop ! Poursuivi par l’Inquisition, il dit à ses juges en entendant sa condamnation : « Vous craignez peut-être plus de porter cette sentence contre moi que je ne la reçois. »
Finalement, déshabillé et attaché à un poteau, il fut brûlé vif, le 17 février 1600 à Rome, au Campo dei Fiori.


STATUT DE GIORDANO BRUNO À ROME, AU CAMPO DEI FIORI
[1] Alors que depuis toujours la réincarnation était connue et enseignée dans toutes les Traditions, l’Église lors du concile de Nicée, éradiqua celle-ci. Ce fut le premier concile, qui s’est tenu des 20 mai au 25 juillet 325, à Nicée, ville de Bithynie, par l’Empereur Constantin 1er (280-337). Le motif de cette éradication était le fait que si les êtres humains savaient qu’ils ont plusieurs vies, ils auraient moins peur de mener une vie plus libre, voire « pécheresse » , car la damnation ne serait donc pas « éternelle » et, en conséquence, qu’ils ne se soumettraient pas au pouvoir du Clergé. Régner par la peur…
Source : Appendice, pages 641-643, du livre intitulé ZANONI MAÎTRE ROSE+CROIX
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