[APOCALYPSE, FIN DES TEMPS] LA PROPHÉTIE DES PAPES. PAPE FRANÇOIS DERNIER PAPE ?

En 1595, Arnold de Wyon, un moine bénédictin, fit publier à Venise un gros ouvrage, Lignum vitae, Ornamentum et decus Ecclesiae dont une des cinq parties contient la fameuse Prophétie des Papes. Ce livre attribué à Saint Malachie d’Armagh, évêque d’Irlande (1094-1148) qui l’aurait écrit plus de quatre cents ans auparavant. Pourtant, aucun des contemporains dudit Malachie (pas même Saint Bernard de Clairvaux qui était un ami proche) ne font mention, dans leurs écrits, de son “don de voyance“.

En est-il vraiment l’auteur ? Peu importe au fond, car nous savons que l’Histoire présente souvent des personnages singuliers qui se sont toujours distingués par leur discrétion et qui ont apporté à des moments particuliers des documents importants. Est-ce le cas concernant ces prophéties papales ? Quoi qu’il en soit, malgré l’ire des détracteurs, le document existe bel et bien et reste troublant. Cent douze devises, très courtes, caractérisent chacune le pontificat de chaque pape, depuis Célestin II (?-1145), jusqu’au dernier pape de l’église Catholique.

Dernier pape ? Quel est-il ? Voyons plutôt.

On ne saura jamais comment cette Prophétie fut écrite mais il n’en demeure pas moins que les faits sont surprenants. Prenons ce qui est dit sur les trois derniers papes car énoncer toute la liste ne présenterait pas grand intérêt.

Le 108ème pape fut Paul VI, qui régna de 1963 à 1978. Sa devise, Flos Florum, ou “La fleur des fleurs“, se vérifia sur son blason papal formé de trois fleurs de lys. La “fleur des fleurs” signifie donc que le personnage est désigné par ces armoiries et de fait, celles-ci offrent une explication à la prophétie. Les devises de Malachie ne cherchent pas tant à présenter des visions précises sur la vie des pontifes, qu’à donner des repères dans le temps, comme pour les situer “photographiquement” dans le cadre de leur pontificat et de leur époque.

Pape Paul VI en 1969

-Le 109ème pape fut Jean-Paul Ier qui régna du 26 août 1978 au 28 septembre 1978, soit 33 jours ! La devise attribuée était “De mediate luna” : ” De la moitié de la Lune“. Lorsqu’il fut élu, on parla beaucoup de cette devise et d’aucuns y allait de leur interprétation, disant que la Lune, la moitié de Lune, est le croissant et que par conséquent, il était possible que ce pape établisse des liens avec l’islam, etc. La vérité fut plus simple. En fait, ce pape mourut durant la Lune décroissante d’août à septembre 1978. à cette époque, beaucoup s’enflammèrent au sujet de cette prophétie car, après Jean-Paul Ier, il ne restait plus, selon Malachie, que deux papes à venir.

Pape Jean-Paul Ier en 1978

Le 110ème pape fut Jean-Paul II qui régna du 16 Octobre 1978 à sa mort en avril 2005. La devise attribuée était “De labore solis” : “Du travail du Soleil“. Son pontificat fut en tous points marqué par le Soleil. D’une part en raison de sa naissance (venant de Pologne, de l’Est, là où le soleil se lève). De plus, c’est aussi sous son impulsion que la Pologne, avec la révolte sociale de Solidarnosk a donné un coup d’envoi à la métamorphose des pays de l’Est, avec la chute de l’URSS, jusqu’à la destruction du mur de Berlin en 1989. Cette vague déferlante a totalement changé la face du monde à cette époque, puisque la construction européenne s’est alors activée. Si l’on ajoute à cela que dès 1981 a commencé le Cycle du Soleil (dont nous avons parlé dans un chapitre précédent) avec ses bienfaits, mais aussi la révélation des ténèbres (comme ce fut le cas puisque la mondialisation asservissante et la mainmise totale des banques se sont effectués depuis lors) alors nous avons un aperçu qui montre combien ce symbole a marqué le pontificat de Jean-Paul II et les bouleversements qui l’accompagnèrent.

PAPE Jean-Paul II

Le 111ème et avant dernier pape est Benoît XVI qui a pris ses fonctions en 2005 et dont la devise est De gloria olivae, ou “De la gloire de l’olive“. Que dire sans se perdre en de vagues abstractions ? Le Cardinal Joseph Ratzinger fut élu pape (Benoît XVI) donc connut la gloire, quelques jours après la célébration de la fête de Rameaux. Mais ne faudrait-il pas y voir aussi les évènements survenus plus tard lors du Printemps arabe, dans les régions où pousse l’olivier ? Ainsi la “gloire de l’olive ou de l’olivier”, de la transformation de certains pays arabes, semblerait être l’indice qui révèle la “photo” temporelle pour désigner son pontificat. Selon la prophétie, ce pape serait le dernier à exercer une mission sans problème car c’est avec son successeur que devrait survenir la chute et la fin de l’église de Rome. Ainsi, et par voie de conséquence, le monde devrait connaitre durant cette période de nombreuses vicissitudes. En fait, comme pour toute prophétie de ce genre, la vérification se fait généralement après la mort du pontife, alors que de son vivant, tous les exégètes se perdent en conjectures. Une chose est sure, si ce pape et l’avant dernier (et pourquoi pas), alors le temps des troubles n’est pas si éloigné de nous. C’est juste après la mission de ce pape que le monde devrait connaître de douloureux évènements.

PAPE BENOIT XVI

Chaque lecteur pourra alors tirer ses propres conclusions, compte tenu de la prophétie concernant le pape suivant car ce qui est annoncé après lui n’est pas très réjouissant.

– Le 112ème et dernier pape est : “… Petrus Romanus (Pierre le Romain). Dans la dernière persécution de l’église Chrétienne siègera Pierre le Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations. Celles-ci terminée, la citée aux sept collines sera détruite et un Juge redoutable jugera son peuple.

PAPE François

Ce pape (François) assistera à la persécution de l’église et à de nombreuses “tribulations“. Apparemment, ce temps semble très proche si l’on en croit l’augure, et, au regard de ce que disent les Maîtres, nous sommes dans la période où un effondrement complet risque de se produire. La cité aux sept collines est, bien sûr, Rome et l’on voit que contrairement aux autres papes, le dernier n’a pas de devise à proprement parler. Seul est mentionné son nom prophétique, Pierre le Romain, comme si la boucle se refermait entre le premier pape, Pierre l’Apôtre, de l’époque christique[*1] et ce Petrus Romanus qui devrait être l’ultime représentant de l’Église, d’après le prophète irlandais. De terribles bouleversements devraient alors se produire durant cette période, pour voir s’effondrer ainsi, les fondements d’une religion vielle de près de deux mille ans !

[*1 : Si l’on porte crédit à cette prophétie, il y aurait un parallèle à faire entre le premier pape, “symboliquement” Pierre l’apôtre, au sujet duquel Jésus dit : “Tu es Pierre est sur cette pierre je bâtirai ce que j’appelle mon église” (Mathieu chap.16 v17-18), donc la pierre de construction, et le dernier pape, François, auquel la prophétie donne le nom de Pierre le Romain, celui qui symboliserait la pierre que l’on détruit. Nous aurions ainsi un pont entre le commencement et la fin du catholicisme, de l’Occident, ou tout au moins la fin d’une ère. Il faut rajouter que le nom de Pierre le Romain peut désigne aussi les origines du pape François de nationalité argentine mais d’ascendance italienne par ses parents, donc Romain au sens initial du terme, comme si on voulait bien nous montrer qu’il est italien de souche. En effet, l’Italie en tant qu’état constitué n’existait pas à l’époque de la rédaction de la prophétie. C’est pourquoi le nom de Rome était utilisé. ]

La prophétie de Malachie commence en 1144 avec Célestin II (dont la devise était Ex Castro Tiberis) et se poursuit jusqu’à l’avènement du dernier pape Petrus Romanus. Ce qui est tout d’abord surprenant à la lecture de la longue liste prophétique, est que les papes sont toujours présentés par des formules latines mais jamais par un prénom unique. Or le seul pape qui ne bénéficie pas d’une devise sibylline est le dernier, Petrus Romanus, comme pour nous signaler que son nom est un indice en lui-même, une “photo” qui nous renseigne sur son pontificat.

SAINT François d’Assise sur une fresque de Cimabue dans la Basilique d’Assise.

Le pape François se dit être très proche de Saint François d’Assise, personnage qui, en son temps, était un vivant exemple christique tant par ses actions que par la profondeur de sa foi. Or, le pape a choisi de porter son prénom et celui-ci donne, peut-être, une piste à suivre vers la ville d ‘Assise pour tenter de trouver les clefs qui expliquent l’énigme Petrus Romanus. C’est donc dans l’église de cette charmante petite ville du centre de l’Italie où figurent des fresques peintes par Giotto, le grand artiste de la pré-Renaissance, qu’il nous faut maintenant poser notre regard.

La Basilique de Saint-François d’Assise – Ombrie – Italie

Dans cette abbaye, ce peintre, ami de Dante Alighieri, a réalisé des fresques représentant les principaux évènements de la vie Saint François à l’instar d’un album d’images devant lesquels les fidèles peuvent prier. Toutes ces scènes décrivent des instants particuliers de son existence mais l’une d’entre elles ne peut laisser indifférent. Il s’agit de celle qui représente le songe du pape Innocent III (1160-1216) contemporain de Saint François. En 1210, ce pontife voit en rêve François d’Assise qui tente de soutenir la basilique Saint Jean de Latran qui s’écroule.

Le rêve du Pape Innocent III : Saint François D’ASSISE en train de soutenir l‘église qui s’effondre.

Un rêve comme un autre ? Cela pourrait bien être le cas si en regardant de plus près le symbolisme, on y remarquait un intéressant message que l’actuel pape François ne peut ignorer.

La peinture met en scène Innocent III, couché sur son lit, rêvant de Saint François devant la Basilique du Latran. Il faut savoir que cet édifice n’est pas une banale abbaye. Bien au contraire, il est très important pour la chrétienté puisque ce fut le premier bâtiment religieux construit à Rome en 320 de notre ère et dont le nom usuel est la Basilique du Saint-Sauveur. Mais ce qui est plus extraordinaire encore est que la dite Basilique est, depuis toujours, placée sous la seule autorité de l’évêque de Rome qui n’est autre… que le pape lui-même.

Que faut-il en conclure et comment dans ce rêve, ne pas y voir un signe ou plus précisément un message qui nous dit que Saint François représente symboliquement l’image du future pape François de notre époque – donc des derniers temps de l’église – qui tentera par tous les moyens de soutenir le catholicisme (symbolisé par la basilique du Latran) mais qui serait aussi le témoin de son effondrement, voire de l’effondrement des critères asservissants l’être humain sur lesquels se fonde aujourd’hui l’Occident ?

Façade de la Basilique Saint Jean du LAtran (ROME)

Intérieur de la Basilique Saint Jean du LAtran (ROME)


Références :

Le Choix Atlante, L’Origine secrète du Mal Planétaire actuel (Chapitre 4: Les prophéties des derniers temps) de Guillaume Delaage, paru en 2013 aux éditions Moryason.

https://www.moryason.com/e-boutique/guillaume-delaage/26-le-choix-atlante-lorigine-secrete-du-mal-planetaire-actuel-9782352800118.html

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